Copenhague: de la couleur et des hippies

Copenhague: de la couleur et des hippies

Copenhague était telle que je me l’imaginais, avec ses bâtiments colorés et la mer tout près!

J’ai terminé mon aventure en Scandinavie avec la visite de la capitale danoise, par un après-midi froid mais où j’ai quand même eu droit à un peu de soleil.

Mon séjour dans le nord de l’Europe m’a un peu rappelé le PIRE de l’hiver Montréal, malgré la découverte de plusieurs endroits plaisants et de nombreuses péripéties. Le froid et le manque de lumière ont eu tôt fait de jouer sur mon moral et sur mon énergie. Dès 17 heures, j’avais envie de me blottir en pyjama sous une couverture et ne plus bouger de là… Et c’était en plein l’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté le Canada! Je reviendrai assurément en ÉTÉ, pour voir le soleil de minuit et sortir jusqu’aux petites heures du matin profiter du soleil.

Les gens y sont de loin plus distants qu’en France ou au Québec. Leur caractère s’adapte au climat, je suppose. Ils sont cordiaux, mais très posés.

Ici, on ne fait pas la bise. J’ai été au coeur d’un malaise lorsque j’ai surpris une amie d’une amie en l’embrassant sur la joue lorsqu’elle partait. En voyant son air un interloqué, je n’ai pas osé terminer la bise avec l’autre joue. Je réalise que j’ai un tempérament bien plus latin que je ne le pensais.

J’ai appris certains mots en Suédois: « Oui », « Non », qui se traduisent respectivement par « Ja », et « Nej », qu’on prononce « Neh », avec une indifférence qui donne l’impression de dire « meh, je m’en câlisse », en bon québécois.D’ailleurs, les gens ici se saluent en disant « hej », prononcé « heille ». Si c’était du français, ce serait très malpoli!

Au Danemark, Suédois et Danois se comprennent approximativement en parlant leur langue respective. Il faut dire que les deux pays se ressemblent, tant par les racines germaniques du danois et du suédois que par la culture de leurs habitants. Ils ne sont séparés que par un pont que les relie en passant au-dessus de la mer (comme le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard!)

Ici, les gens ne s’engueulent pas; ils discutent. J’ai l’impression qu’ils n’ont qu’une seule expression au visage qui ne change que légèrement, tant ils sont posés. Inutile de préciser qu’avec mon caractère fougueux, je détonne!

Vendredi, je suis entrée toute seule dans un bar de quartier de Malmö, le Gallia. J’ai immédiatement été remarquée par la clientèle, qui comportait essentiellement des hommes d’un certain âge.

Je ne me suis jamais sentie aussi dévisagée de toute ma vie! Ils avaient tous l’air de se dire « mais c’est qui, cette bibitte là!? ». Avec mon suédois inexistant et mon léger accent quand je parle anglais, ils ont cru que j’étais Russe… Ils sont toutefois devenus fort sympathiques lorsque je leur ai dit que je venais du Canada. Leur visage s’est illuminé et ils se sont mis à mis à me parler de hockey, les yeux brillants! D’ailleurs, beaucoup de bars diffusent des matchs de la LNH.

On m’a dit plusieurs fois ici que les Canadiens étaient considérés comme les « cousins » des Suédois. Comme quoi la Scandinavie a beau être bien différente de la France, elle la rejoint tout de même sur certains points. Je commence à m’habituer à devenir la « cousine » de tout le monde… Et j’aime ça 😉

Copenhague et autres péripéties hippies

J’aurai enfin pu rayer l’item suivant de ma bucket list:

  • Visiter la ville libre de Christiania afin de satisfaire mes relents de hippie

Cet endroit vaut assurément le détour pour tous les amateurs de street art!

L’endroit a l’air d’un mini-village, plein de graffitis, d’oeuvres d’art et de couleurs. Inutile de préciser que j’étais aux anges!

Partout, on peut voir des boutiques autogérées et des gens se promener. Toutefois, une fois arrivée dans la rue simplement nommée Pusher Street, on m’a interdit d’y prendre des photos en raison des nombreux dealers qui vendent toutes sortes de drogues. Admettons que ça sentait pas mal le pot … Mon seul regret est de ne pas avoir pu photographier d’autres oeuvres de street art vraiment intéressantes dans cette rue qui fait à peine 100 mètres.

J’y reviendrai assurément par temps chaud, afin d’y passer plus de temps. J’aurais aimé qu’il ne fasse pas si froid afin de discuter avec les habitants de cette véritable cité utopique afin d’en apprendre plus.

Six heures plus tard

La ville libre de Christiania, au cœur de Copenhague! Un bijou pour les amateurs de street art.


Le reste de la ville de Copenhague est exactement comme je m’y attendais: des bâtiments colorés, des plans d’eau, des châteaux…

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Mais comme il faisait frette en tabarnak, je n’ai pas osé faire de vélo. Aaaah! Il va falloir que je revienne!

Je reprends donc l’avion ce soir, avec un mauvais rhume d’homme en souvenir, que je tâcherai de soigner à la Guiness une fois arrivée à Dublin!

 

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