YOLO. À partir de maintenant.

YOLO. À partir de maintenant.

Montréal. Ta première neige me rappelle que je n’aime pas l’hiver. Le signe d’une longue saison morte qui durera au moins jusqu’en mars. Je préfère la chaleur. Montréal, je t’ai quittée, j’ai voulu te retrouver, seulement pour réaliser que j’éprouve l’envie de rester loin de toi, surtout quand tu revêts un manteau blanc et que tu deviens silencieuse. 

Je ne suis plus tout à fait Montréalaise. Même si cette ville est profondément ancrée en moi, avec ses valeurs et mes souvenirs à tous les coins de rue, je suis désormais en décalé par rapport à toute cette partie de mon existence. Y rentrer est comme porter de vieilles pantoufles: c’est confortable, mais après deux jours, l’envie de sortir et d’étrenner de nouveaux escarpins revient. D’ailleurs j’ai racheté des talons. Avec un peu d’entraînement, marcher en mesurant trois pouces de plus n’est pas impossible. Challenge accepted.

Paris m’a changée, un peu, même si je ne serai jamais sienne. Dans la Ville Lumière, j’ai un peu réapprivoisé la solitude. C’est le meilleur endroit pour ça. À la dure, comme dans l’armée. Larmes et crises existentielles incluses. Pourtant, je suis là, encore debout. Un brin moins naïve, voire désillusionnée, mais vivante. Et plus que jamais assoiffée de liberté.

Tenter de m’installer quelque part. Ma plus grande erreur, cette année. Je ne suis pas faite pour m’ancrer à un seul endroit. Et la petite voix dans ma tête, celle qui se prend pour ma conscience et qui est un peu gossante, cette voix-là me susurre « I told you so ».

« Ok, t’as raison, je vais t’écouter. Maintenant, tayeule ».

« Beaucoup d’humains sont prêts à se battre bec et ongles pour qu’on ne leur ôte pas leurs chaînes », a écrit Bernard Werber dans je-ne-sais-plus-quel-de-ses-romans. Pis à Paris, je me suis rendue compte qu’ils étaient une méchante gang à vivre de la sorte.

Moi, je suis libre. Il serait temps que je le réalise. Surtout que j’en ai tellement rêvé. Be careful what you wish for. Si jamais je trouve un compromis entre les mots « home » et « freedom », je me change en preacher et je vous partage la bonne nouvelle, promis.

Peut-être qu’un jour, je trouverai quelqu’un d’aussi paradoxalement épris de liberté et d’attachement avec qui réaliser tous mes nos rêves fucked up. Tsé, comme dans les articles à tendance virale sur le web  du genre « Ce couple parcourt le monde en famille sur un voilier ». Le genre de fantasme que je trouve cool en crisse. Une idée dans ma tête qui un jour deviendra peut-être une réalité.

En attendant, repartir sur la go. Toute seule, again. C’est dans mes plans.

Le reste de l’Europe, que je n’ai pas encore vu. L’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Sud. J’en ai pour au moins deux ans, au rythme où je vais, les deux pieds sur terre et la tête dans la lune. Retour aux sources. YOLO.

Avec seulement le nécessaire dans un bagage à main. Fuck la grosse valise. Sept jours de stock: deux jeans, deux pulls, cinq débardeurs, deux petites robes noires, un maillot, sept bobettes, 2 soutifs, 5 paires de chaussettes, un pyjama. Une paire de baskets dans mes pieds, une paire de talons, pis une paire de gougounes. Une trousse de toilettes ne contenant que le nécessaire: un shampooing, un après-shampooing, un savon, un rasoir, une crème hydratante, un déo, mes lunettes, une brosse à cheveux, ma brosse à dents, pis le kit de médocs de base. Fuck le parfum. Maquillage: un crayon noir, un fard à joues, un rouge à lèvres, une poudre matte. Ah, pis mon ordi, mon téléphone, les plugs, pis une photo de ma grand-mère dans mon porte-monnaie, pour la luck.

Allez, je vais refaire mes valises … I’ll keep you posted. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :