Stockholm ou l’hiver chez les vikings

Stockholm ou l’hiver chez les vikings

Stockholm, capitale de la Suède. Berceau d’IKEA, des Volvo, des groupes Abba, Roxette, Ace of Base et tant d’autres qui ont bercé mon enfance. Cela faisait bien 30 ans que je n’avais pas mis les pieds dans ce pays scandinave. J’y suis à nouveau, pour redécouvrir cette ville dont je ne me souvenais plus.

À l’époque, j’avais trois ans. Toute la famille avions suivi mon père, en congrès pour son travail. La seule chose dont je me rappelle est que nous dormions dans la suite d’un hôtel cinq étoiles et que j’avais cru à tort que le bidet dans la salle de bain était une baignoire pour ma poupée.

Donc, 30 ans plus tard, je suis là, à nouveau (à Stockholm, pas dans l’hôtel 5 étoiles). Une amie française rencontrée à Montréal et qui vit aujourd’hui dans la capitale suédoise m’y a gentiment invitée. Pis son appartement est de loin plus chaleureux qu’une suite impersonnelle d’hôtel de luxe.

L’avion a eu deux heures de retard en raison d’un cafouillage à l’aéroport d’Orly. Certaines personnes ont d’ailleurs failli rater leur correspondance pour Oslo. L’agent de bord a demandé à ceux dont Stockholm était la destination finale de laisser sortir les autres en premier. Ça paraît qu’on est en Scandinavie et pas en France: personne ne s’est levé et ce n’était pas le gros bordel de gens qui se poussent pour sortir avant les autres.

Cela semble cliché à dire, mais depuis mon arrivée, j’ai l’impression de me balader dans un IKEA géant, mais où il n’y a pas de meubles à vendre. Tout est écrit en suédois et les mots me rappellent le nom des meubles, auxquels je ne comprends rien! J’essaie de prononcer certaines phrases, mais la gymnastique buccale est trop difficile pour que j’aie un accent correct. Mais j’ai appris l’essentiel: « tack », qui veut dire «merci » et « nësta » qui veut dire « prochain » (pour m’orienter dans le métro, tsé!).  Heureusement ici, tout le monde parle anglais.

Tous les gens se ressemblent. Avec leur teint pâle, leurs yeux d’un bleu glacial, et leurs cheveux clairs dont la teinte oscille entre le blond et le roux, j’ai l’impression qu’ils sont tous frères et soeurs. Les gens s’habillent n’importe comment, comme à Montréal, parce qu’y fait frette.

Les gars ont l’air de:

  1. Vikings
  2. De métrosexuels
  3. D’étrangers

Étant donné mon amour du poil, mes préférés se retrouvent dans la catégorie 1. Mais, malheureusement, aux dires de mon amie, les Suédois sont encore pires que les Québécois au sujet de la drague: ils ne flirtent que quand ils sont ben ben ben ben ben ben saouls. De manière très très maladroite. Mais heureusement, de façon moins louche que les dudes random à Paris. Je me sens donc en sécurité quand je me promène dans les rues de la capitale.

Ici, toutes les stations de métro ont l’air d’avoir été construites directement dans une grotte. Je n’avais jamais rien vu de tel!

Vers 15h, c’est le crépuscule. À 16 heures, il fait déjà nuit noire. J’aurais sans doute dû venir Je reviendrai en été.

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Mon cerveau est un brin confus au sujet des prix. J’étais rendue pas pire dans la conversion mentale entre les euros et les dollars canadiens. Là, en ajoutant les couronnes suédoises à l’équation, j’ai un brain freeze. En gros, un euro vaut entre 1,3 et 1,5 dollar canadien (ça dépend des périodes de l’année… en ce moment, c’est plus 1,5… maudite économie…). Dix couronnes valent un euro. En dollars, ça fait combien? Fouille-moi… J’ai sursauté quand j’ai vu les prix affichés.

Par exemple: un verre de vin va coûter 125 couronnes en moyenne. Genre 12,50 euros. Genre 20 piasses. À ce prix-là, à Montréal, t’as une bouteille pas si pire à la SAQ. En France, t’as une fucking bonne bouteille. Mon sens de la fête pleure, mais mon foie est content, il prend un break de vins français.

Mon amie m’a traînée dans les rues du vieux Stockholm afin de goûter la VRAIE cuisine suédoise. Au menu: boulettes de viande, patates en purée et chèvre pané. Je me suis carrément délectée de ces spécialités servies dans une version de loin meilleure que celle vendue chez IKEA.

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J’y ai également goûté une bière locale franchement rafraîchissante!

 

Qui a dit qu’on ne mangeait pas bien, en Suède? Le lendemain, nous avons récidivé dans la bonne bouffe en nous rendant dans un restaurant typique de vikings. Là-bas, on avait l’impression de faire un voyage dans le temps: les fourchettes n’avaient que deux pics, un musicien jouait de la vielle à roue, et les serveurs étaient tous des barbus ou des femmes aux longues chevelures tressées.

 

Le serveur au resto d’hier demandait d’ailleurs à tous les clients d’où ils venaient. Quand je lui ai dit que je venais de Montréal au Canada, il a adopté un air suspicieux…

– Ah oui? Quelle est la capitale?
– Euh… Ottawa, pourquoi?
– C’est bon.

Il m’a ensuite confié qu’il testait les Américains, qui prétendaient souvent venir du Canada pour ne pas se faire juger sur leurs origines… Ils se font toutefois prendre au piège en répondant que Montréal est la capitale canadienne… #LOL

L’épopée gastronomique s’est poursuivie le lendemain, alors que mon amie organisait une soirée à son appartement. Pour ce faire, je me suis rendue au System Bolaget, soit l’équivalent suédois de la SAQ. Quel ne fut pas mon plaisir quand ils m’ont demandé mon passeport pour s’assurer que j’étais majeure… #ForeverYoung!

Durant la soirée, j’ai eu littéralement l’impression d’être dans le film L’auberge espagnole, de Cédric Klapisch. Il avait deux Catalans, une Française, un Portugais, une Néerlandaise, un Italien, une Kurde, et moi, la Canadienne. Il y avait également un Suédois sur place, mais « cela ne compte pas, il n’habite plus en Suède », m’ont dit tout le monde.

Autour d’une blanquette de poulet et de bons vins, nous avons donc échangé sur plein de sujets aussi drôles les uns que les autres, allant de la phobie des trous (oui, ça existe, ça s’appelle la trypophobie!) aux confusions d’interprétations de mots entre deux langues qui se ressemblent.

Bref, malgré l’hiver scandinave, j’ai gardé mon coeur bien au chaud en étant si bien accueillie!

Prochaine destination: Copenhague, pour d’autres aventures nordiques…

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