« Sérieusement, qu’est-ce que je c****e encore ici? »

« Sérieusement, qu’est-ce que je c****e encore ici? »

Depuis que j’ai pris la décision de partir, je rêve toutes les nuits que je voyage. Je prends l’autocar pour aller aux États-Unis, le train pour me rendre à Londres, l’avion pour m’envoler vers Bali, j’arrive dans une chambre d’hôtel à Paris… Et je me réveille toujours déçue, en apercevant par la fenêtre une vue sur mon Hochelaga sous un ciel gris. L’hiver me met dans un état larvaire où mon pyjama constitue la base de ma garde-robe, et mon futon, mon principal lieu de vie.

Aujourd’hui, à l’université, j’ai recroisé une amie qui était partie en échange étudiant en Italie. Rentrée quelques jours plus tôt, elle avait déjà le mal du pays (ne vous inquiétez pas, elle compte repartir, et encore plus vite que moi!). Les voyages, c’est une drogue dure. On y goûte et on ne veut plus s’arrêter. Après deux ans de tentatives de sevrage infructueuses, il est temps que je rechute de nouveau avec passion dans ma plus belle dépendance.

Mon amie m’a raconté des anecdotes, comme celles qu’on ne trouve pas dans les guides touristiques. Ses péripéties étaient dignes du film L’auberge espagnole, mais en une version qui se passe dans La Botte. Elle a rencontré des gens qui venaient de partout, cuisiné une dinde avec de la sauce Saint-Hubert pour Noël dans sa minuscule cuisinette, voyagé dans plusieurs pays, conversé sur les coutumes du pays avec des locaux, perfectionné son italien, insulté un pervers dans la rue…

Pendant que je buvais ses paroles, des étoiles plein les yeux, une seule question surgissait dans ma tête: « Mais au fait, qu’est-ce que je c****e encore ici? »

Cette question qui me hante depuis mon retour à chaque fois que j’ai l’impression d’être en décalé de ma vie (ça arrive souvent).

Je n’ai passé que deux jours de ma vie en Italie. Y retourner plus longtemps et dans plus de villes fait officiellement partie de ma nouvelle bucket list.

Le fait d’écouter le récit du voyage de mon amie n’a fait que jeter de l’huile sur la flamme qui m’habite. Il me tarde de partir. Mais comme je suis en attente de mon nouveau passeport, il est impossible pour moi, même si je faisais un geste ultra spontané, de quitter le pays. Du moins, encore pour quelques jours.

J’ai officiellement eu la bénédiction de mon boss, à savoir que je pouvais écrire de n’importe où et pour aussi longtemps que je le désirais. Ce qui lui importe, c’est que le travail soit fait. AMEEEEN.

J’ai commencé à faire le tri de ce que je garderais, ce que je vendrais et ce que j’emporterais, si jamais mon coloc ne voulait pas garder l’appartement.

Il me reste tellement de choses à faire et à décider avant de partir… De quoi entretenir ma flamme intérieure en attendant le Grand Jour de mon retour en sols européens.

Pour m’aider à patienter jusque-là, je me gave de bons fromages, de canard et de produits qui me rappellent ce continent pour lequel j’ai eu le coup de foudre. Un amour qui durera, assurément.

PS Si par hasard vous lisez ce blog et que vous me connaissez personnellement, j’aimerais partir près des palmiers durant la relâche. Contactez-moi si vous désirez me suivre dans mon délire.

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