Paris… la magie se poursuit!

Paris… la magie se poursuit!

En direction de Paris, dans le Transilien depuis Nanterre, une passagère sourit rêveusement. Elle tient dans une main une rose blanche, en se jouant dans les cheveux de l’autre. Je l’observe, ignorant que je m’apprête à mon tour à vivre une soirée magique en arrivant dans la Ville Lumière. Elle ne le sait pas, mais pour moi, elle représente un exemple parmi tant d’autres qui fait que je trouve la capitale française féérique. 

Paris, ça fait depuis jeudi que je te retrouve, après quelques jours passés sur les plages de la Catalogne (ce sera pour un autre billet!) Déjà, je me sens fébrile à l’idée de reprendre cette folle aventure que j’avais mise en suspens deux ans plus tôt.

Mon cousin a eu la gentillesse de me prêter son appartement de Nanterre pendant qu’il se trouve toujours en vacances en Espagne, le temps que ma colocation soit disponible à Levallois-Perret, à une rue de distance du « vrai » Paris (les puristes estiment que seuls ceux qui possèdent un code postal commençant par 75XXX sont de vrais Parisiens).

Nanterre, c’est loin. Et il n’y a rien. Je m’y sens un peu esseulée et je harcèle mes amis à Montréal via l’application Messenger pour avoir un minimum d’interactions sociales. Cette banlieue serait même une no-go zone, selon une activiste américaine, Pamela Geller, sur Twitter #LOL. J’avoue tout de même que la gare de Nanterre-Université est un peu glauque, une fois la nuit tombée. Elle me donne le frisson comme le viaduc qui sépare les quartiers Centre-Sud et Hochelaga-Maisonneuve, au coin des rues Sainte-Catherine Est et Moreau. C’est «chelou», comme ils disent ici.

Si je pouvais faire une comparaison pour les Québécois, Nanterre est à Paris ce que le fin fond de Laval est à Montréal: une ville-dortoir moche et morne. Je suis reconnaissante à mon cousin de me prêter son appartement, mais… j’ai hâte de retrouver un peu plus de civilisation… et de magie parisienne!

Nanterre, c’est moche. Photo: Leïla Jolin-Dahel

Je pourrais vous parler de ces Parisiens qui ne s’arrêtent pas quand je leur demande mon chemin. J’ai trouvé une tactique: au lieu de simplement les aborder en disant « Excusez-moi… » et leur laisser croire à tort que je veux de l’argent, je leur dis d’un trait « Excusez-moi-je-cherche-mon-chemin-c’est-par-où-tel-endroit? » J’ai ainsi doublé mes chances que quelqu’un me réponde. Il fallait y penser.

Je pourrais également vous décrire l’odeur de toilettes qui règne dans le métro parisien, vous raconter que je n’ose pas sortir faire les courses en pyjama comme dans mon Hochelaga montréalais, que j’ai banni le port de gougounes et de vêtements de marque Desigual pour ne pas me faire juger, mais… j’ai envie de demeurer un peu plus sur mon nuage!

Je préfère vous faire part de mon émoi devant les rangées interminables de yogourts et de fromages… Alors qu’un minuscule bout de Comté me coûtait la peau des fesses (ok, seulement 14, 25$, mais quand même) à Montréal, ici, il n’en m’en coûte que 2,65 euros, soit environ 4,00$. Ici, même le pain vendu en épicerie a de quoi rivaliser avec celui des meilleures boulangeries de la métropole québécoise… Ce qui m’amène à prédire que je devrai recommencer à faire du sport pour brûler toutes ces bonnes choses tôt ou tard…

Contrairement à la réputation qui colle à Paris, plusieurs résidents sont très gentils. On m’a même offert un café gratuitement, rien qu’à cause de mon accent. Je continue de penser que les Français ont un préjugé favorable envers les Québécois… pour mon plus grand bonheur!

Let the magic happen

Sitôt débarquée du train à la gare de Saint-Lazare, j’ai eu le bonheur de faire un tour de scooter pour la première fois de ma vie. Après avoir été invitée à manger comme une reine au restaurant Comme chez maman, dans le 17e arrondissement, j’ai revu Paris, la nuit. J’étais déjà imprégnée de la magie de la Ville Lumière lors de mon premier voyage, mais me faire guider en scooter et voir les grands monuments de la capitale éclairés, ça dépasse de loin tout ce que j’ai pu vivre comme moment féérique à ce jour. Mon petit coeur de Montréalaise battait vite, vite, vite et je me sentais comme dans un film français mettant en vedette Patrick Bruel. MA-GIQUE.

J’ai ainsi pu apercevoir la tour Eiffel clignoter à minuit pile. Même si, dans mon cours de photo à l’université, on m’avait dit qu’il était interdit de la photographier, je n’ai pas pu résister… Et à voir toutes les photos de la tour qui sont publiées sur Instagram et Flickr, je suis loin d’être la seule à avoir dérogé à la règle et à avoir capté ce moment merveilleux sur caméra.

Ce soir-là, je suis rentrée chez moi le sourire aux lèvres, impatiente de revoir la Ville Lumière… Paris, on se dit à dans quelques jours!

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