Montréalaise ou alien?

Montréalaise ou alien?

Descendue du nuage sur lequel j’étais depuis mon arrivée, j’ai eu mon premier coup de blues. À Montréal, je me sentais comme une extra-terrestre ; ici, je me sens comme une étrangère, tout simplement.

Les gens se retournent sur mon passage quand ils entendent mon accent. Comme quoi on peut sortir la fille de Montréal, mais pas Montréal de la fille. Ça a ses bons côtés, toutefois. On m’a servi un café gratuit, rien que parce que j’étais « sympathique ». Au moins ça.

Je ne regrette pas d’être venue à Paris. J’aimerais seulement y être avec mes amis. Ici, je ne connais presque personne. Les gens sont gentils. J’ai troqué ma bière de fin de journée contre un verre (ou deux, ou trois) de vin. Sans régime, je dois avoir maigri d’environ 5 lbs en une semaine. Ça paraît dans mon visage et dans mes pantalons. Rien que pour ça, j’aime Paris. C’est plus efficace et moins souffrant qu’une peine d’amour.

Dans l’appartement, on parle polonais, anglais et français. J’ai l’impression d’être dans l’Auberge espagnole, c’est rafraîchissant. Ma chambre donne sur une cour intérieure et j’ai le bassin de la Villette comme vue quand je sors sur le balcon avant. Il y a pire. 😉

J’apprends des expressions bizarres que je détaillerai dans un billet futur et je me rends compte à quel point les Français et les Québécois ne parlent pas la même langue, même si on finit toujours par se comprendre. On parle tous le franglais, mais avec des mots différents. Et ici, c’est bien ancré, voire accepté, comparativement au Québec où chaque anglicisme vaut presque une plainte à l’Office québécois de la Langue française.

J'étais contente d'avoir enfin un café de taille respectable... jusqu'à ce que je soulève le couvercle pour mettre du sucre. Je considère tout de même le verre à moitié plein
J’étais contente d’avoir enfin un café de taille respectable… jusqu’à ce que je soulève le couvercle pour mettre du sucre. Je considère tout de même le verre comme étant à moitié plein.

Paris et Montréal sont bien différentes : ici, tout est petit, des rues jusqu’aux pots de confiture. Et même si nous sommes beaucoup plus à se partager « l’Île-de-France », reste qu’il est plus facile de s’y déplacer à pieds. J’ai tout de même noté plusieurs faits cocasses que je trouve pertinent de mentionner :

– Il y a des distributrices de capotes dans les stations de métro ( !)
– Tout est fermé le dimanche
– Pour ouvrir un compte bancaire, il faut une preuve de résidence
– Les hommes sont à la fois plus barbus et plus stylés (en terme de virilité, l’un contrebalance l’autre)
– La moutarde fluo n’existe pas
– Les paquets de cigarettes ne sont pas cachés, derrière les comptoirs.

C’est ce que j’ai pu remarquer, à date. Ah oui, et les cafés sont minuscules. Ça me surprend même si on m’avait prévenue. Sinon, l’administration française est aussi bordélique que celle de l’UQAM, les gens sont aussi pressés dans le métro, mais le saucisson goûte meilleur.

Je vous laisse sur une chanson qui décrit bien mon état d’esprit, depuis que je passe mes journées à rédiger:

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