Mon Royaume pour une clim

Mon Royaume pour une clim

Avec ses températures au-dessus de 30 degrés Celcius depuis une semaine, Paris a des allures de sauna.

Même en prenant quatre douches par jour, en raccourcissant mes jupes et en dévoilant toute partie de mon anatomie qui ne soit pas indécente à montrer, je fonds comme un Pop Sicle sorti du congélo.

Je ne mange quasi que des légumes depuis une semaine. J’ai probablement perdu toutes les charcuteries et le fromage que j’ai avalés depuis mon arrivée (réflexion faite, je n’ai probablement éliminé que de la sueur même en vidant des pintes de jus d’orange et d’eau (et de vin)).

Seul avantage, j’ai pris du soleil. Des frickles dues à mon teint de rousse sont apparues sur mes joues et ça me donne l’air espiègle. Mes cheveux frisent tous seuls, indomptables par cette humidité.

La clim n’est pas ancrée dans la culture française. Les appartements, comme les bureaux, en sont dépourvus. Ils sont fous, ces Français ! Leur capacité à survivre dans une atmosphère aussi lourde dépasse ma compréhension.

Du coup, après avoir passé des jours la tête dans le congélateur, j’ai réalisé que les tentatives de refroidissement de mon pauvre corps de Montréalaise habituée (quoiqu’on ne s’habitue jamais, on endure) au froid étaient vaines. J’ai trouvé asile à la salle de cinéma pas trop loin de chez moi.

Le combo Jurassic World + air climatisé m’a apparu comme le paradis sur Paris. En VO, s’il-vous-plaît. Mais comme les deux premières représentations étaient traduites en Français (please !), j’ai dû patienter aux Portes de l’Enfer, refusant d’y entrer, en tenant le coup jusqu’à 16h30.

En arrivant à la billeterie, une affiche sur laquelle était inscrit « l’air climatisé ne fonctionne pas dans certaines salles »… Une salle sur deux, à ce que m’a dit le guichetier. Mais tout fonctionne dans la mienne, apparemment…

C’est dans une salle bondée que j’ai « profité » de l’air clim. Avec autant d’individus suant leur vie (moi incluse) qui réchauffaient la pièce, la sensation de fraîcheur m’a paru difficile à avoir. Mince consolation, j’ai eu droit au tarif étudiant en montrant ma carte de l’UQAM.

Avec des scènes tournées au Costa Rica, des palmiers, du gros soleil et des gens qui suent en se sauvant dans la bouette pour échapper à un hybride de véloceraptor-T-Rex-grenouille-je-ne-sais-plus-quoi, le film m’a donné l’impression de suer encore plus. Tsé, quand c’est psychologique…

De retour à l’appartement, j’écris ces lignes en ayant la face trempée et les pores de toute mon épiderme qui continuent à produire de la sueur.

J’offre un deal exclusif : mon passeport canadien contre une clim ou une piscine… Je pourrais me contenter d’une fan, à la rigueur… #CaniculeNeverForget

 

 

 

 

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