L’hiver canadien n’a rien à envier à la France!

L’hiver canadien n’a rien à envier à la France!

Oubliez tout ce que j’ai dit de positif en me projetant dans l’hiver français. Il est nul à chier. Avec le froid et l’humidité qui rentrent dans les os, j’ai compris tout le sens de l’expression « Il caille sa mère, putain » (ceci est très vulgaire, ne le répétez pas). 

J’ai fui la neige montréalaise pour la retrouver… en France. Débarquée à Lille, j’ai amené la marde blanche avec moi dans mes bagages.

Ici, les Français ont pour la plupart la réaction suivante lorsque le ciel fait tomber quelques flocons:

 

De mon côté, j’hésite entre:

 

Ou encore:

 

(Ouais, une image vaut mille mots et comme j’ai mis deux gifs, vous évitez ainsi de lire 2000 mots vulgaires afin d’exprimer ma pensée complète).

En marchant sous les flocons, je n’ai pu m’empêcher de maugréer plusieurs expressions fleuries typiquement québécoises afin de manifester mon mécontentement, même si la chute de neige n’a pas dépassé les cinq centimètres.

À Montréal, je détestais les tempêtes de neige qui m’obligeaient à sortir de chez moi en n’ayant l’air de rien. J’avais en horreur les températures froides qui bouchaient mes oreilles et qui ont menacé plusieurs fois mes orteils de se faire amputer. Je déprimais face aux longues nuits, dès 16 heures.

Venir en France pour fuir tout cela? Grave erreur!!!

Le Québec, c’est de la petite bière en comparaison à la France, malgré ses températures qui y descendent jusqu’à moins 30. Ici, avec ma grosse froque canadienne d’hiver, celle qui me gardait au chaud même au pire de l’hiver montréalais, j’ai tout de même frette en tabarnak.

Mais le pire… la nuit tombe encore plus tôt qu’à Montréal.  Je suis actuellement à une latitude équivalente à celle de… Chibougamau (un trou perdu au nord du Québec). Inutile de préciser qu’ici, le soleil se couche avant l’heure du souper.

Même à l’intérieur, avec le chauffage au maximum, en portant des bas de laine et une écharpe, on gèle. Moi qui avais l’habitude de dormir en bobettes et en t-shirt, en donnant à mon appartement montréalais des températures tropicales, ici, c’est impossible (vive l’isolation française).

Heureusement, je me pousse au sud du pays pour les Fêtes. Je serai donc au soleil, sous les palmiers pour le Réveillon. Un petit Ricard pour l’apéro! (ou un verre de rosé). Je croise mes doigts pour ne pas avoir à affronter le mistral. On dit que ce vent est tellement puissant qu’il cause des migraines… (Léa, tu m’auras avertie!)

C’est décidé, l’an prochain, j’irai passer l’hiver en Argentine, où c’est l’été en raison de sa location dans l’hémisphère sud et où il n’y a pas le maudit Gulf Stream!

Et si jamais je deviens une personne normale un jour (comprendre: aimer les tout inclus), je ferai comme tout le monde: couper l’hiver en deux avec une semaine à Miami, à Varadero ou à Punta Cana.

PS Heureusement la neige de Lille fond dans le temps de le dire.

PS2 Il gèle quand même sa race.

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