Metro Flirt Paris: L’amour existe encore

Metro Flirt Paris: L’amour existe encore

Gare de l’Est, ligne 7, direction La Courneuve. Dimanche soir, vers 19h30. Après être allée me ballader dans le 11e arrondissement avec des amis (et boire des cocktails ultra chers mais ultra bons dans un bar simili-secret – toujours plein mais pas du tout indiqué à l’entrée – sur le toit d’un building), je suis rentrée chez moi, prise d’une crise d’allergies.

C’est là que je l’ai vu. Cheveux blonds, barbe de quelques jours bien taillée. Il portait un bermuda beige, une chemise coupée sur sa carrure assez musclée mais pas trop, et des gougounes. C’est fou à quel point, j’ai toujours trouvé ça sexy, des gougounes, chez un mec. Presqu’autant qu’un homme qui lit de la littérature étrangère. Bref, mon genre.

Il est entré à Château-Landon avec un cocker américain encore bébé tenu en laisse. Il a lancé des « Sorry » dans un anglais à l’accent british tout en essayant de maintenir son chien espiègle dans un périmètre assez restreint pour ne pas gêner les autres passagers.

Vêtue d’une petite robe, je me serais sentie maîtresse de mon sex appeal si ce n’avait été du fait que je luttais mentalement contre l’envie de me gratter les yeux jusqu’à me les arracher. Mais comme mon maquillage tenait encore en place sous mes lunettes, mon look demeurait respectable.

J’ai regardé le petit chien, attendrie. Sous une secousse du train, l’Adonis anglais a trébuché, son front frôlant ma main encore agrippée au poteau. Fraction de secondes d’extase. C’est à ce moment qu’il m’a souri.

Nous avons échangé quelques regards, quelques sourires… et j’ai eu le temps, entre Stalingrad et Riquet, de me créer un solide cinéma mental.

PUIS, JE SUIS SIMPLEMENT SORTIE DU MÉTRO (ouaip, je suis timide de même, mais j’avoue tout de même m’en mordre un peu les doigts).

On pourrait appeler ça une occasion manquée. Je préfère me dire que ce n’est qu’un signe de plus que Paris est magique. Fait cocasse, depuis mon retour chez moi, j’ai dans la tête une chanson de Plamondon, à défaut d’en fredonner une magnifique de Yann Perreau, popularisée par notre Céliiiiiiine nationale.

Je peux considérer avoir été complètement amoureuse pendant quatre minutes et quart. Carpe diem.

Photo d’ouverture: Subway Love © James Porto

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