La Bretagne: là où il fait beau « plusieurs fois par jour »

La Bretagne: là où il fait beau « plusieurs fois par jour »

La Bretagne est loin d’être comme dans la chanson La tribu de Dana. Si son héritage celtique y est encore présent, cette région de France est tout sauf kitsch et permet assurément de pénétrer un autre monde.

Première expérience en TGV. Direction Nantes pour voir mon pote Mat rencontré à Montréal et sa copine. Si cette ville fait « officiellement » partie de la Loire-Atlantique, plusieurs Nantais se déclarent Bretons, même si plusieurs « vrais » natifs de la Bretagne contestent ces affirmations avec vigueur.

Tout partirait du fait qu’Anne de Bretagne (une Bretonne, of course !) aurait épousé le Duc de Nantes et aurait ainsi « vendu » (son cul, selon certaines mauvaises langues) la Bretagne à la France. Or, de l’avis de plusieurs autres, lorsqu’Anne a marié son duc (un De Quelque Chose, la chanceuse !), elle aurait soumis certaines exigences, dont celle de ne jamais installer de péage sur les routes. Aujourd’hui, donc, en Bretagne – c’est aussi le cas en Alsace -, les automobilistes ne paient rien pour circuler sur les autoroutes. Elle a quand même bien dealé l’affaire, perso, Anne de Bretagne.

À mon humble avis, si Nantes ne fait pas « officiellement » partie de la Bretagne, le spirit qui y règne est définitivement breton. J’y ai mangé comme une reine (ou une truie, selon les points de vue). Galette saucisse, kouign-amann, saucisson, cidre, far breton… j’ai dû prendre au moins 5 lbs en deux jours à force de m’emplir la panse par gourmandise. Seul bémol, j’ai goûté l’andouille, une spécialité française faite de tripes qui sent et goûte la porcherie. À conseiller seulement aux plus willing.

J’ai également trop pris de soleil sur les rives de Pornic à cause de ma fausse croyance du fait qu’il ne fait jamais beau en Bretagne. Ma peau est d’ailleurs encore actuellement en train de peler. Ça m’apprendra à croire tout ce qu’on raconte sur internet.

Moment zen dans le Finistère

– Yo, t’es où ?

– À Brignogan, en Bretagne.

– C’est OK, si je me pointe ? Brest, right ?

– Viens t’en !

C’est à peu près comme ça que j’ai décidé de profiter du pont gracieusement offert par l’entreprise où j’effectue mon stage à cause du 14 juillet (il devrait trop y avoir cette pratique, au Québec !). J’ai troqué mon retour à Paris contre un aller spontané vers Brest pour rejoindre un ami chti vivant au Québec en vacances en Bretagne.

Le Finistère, là où finit la terre. Avec ses rochers parfois cachés par la mer, il n’est pas étonnant que cette région ait vu de nombreux naufrages sur ses rives. On raconte qu’autrefois, les habitants des côtes allumaient des torches pour faire échouer les bateaux sur le rivage afin de les piller.

Ici, la tradition veut que si on lance une pierre ou un coquillage dans le creux d’un menhir, on sera marié dans l’année. Mais à cause du mauvais vent ou du mauvais karma, j’ai loupé cinq fois plutôt qu’une le dit trou et j’ai give up en étant exaspérée, sous les rires de mon ami qui me trouvait un peu naïve de mettre mon destin entre les mains d’un menhir (oui, le « De Quelque Chose » est encore sur ma bucket list).

L’esprit de la nature ne m’avait toutefois pas abandonnée. En roulant en voiture, mon pote et moi avons eu une vision quasi surnaturelle. Un cheval blanc, dans un pré plus vert que vert, nous fixait. Nous nous sommes arrêtés et avons pris des photos. J’avais l’impression d’être à Avalon. Merlin, t’es où ?

On se croirait à Avalon
On se croirait à Avalon

C’est aussi dans le Finistère que j’ai été hébergée un sympatique couple basque-breton avec qui j’ai passé des moments inoubliables. J’espère les revoir bientôt à Montréal ! Avec eux, j’ai dégusté du vin de marde et discuté comme si je les connaissais depuis dix ans.

Après avoir marché le long des rives bretonnes, visité le village reconstitué de Meneham et déconnecté complètement de ma routine, j’ai effectué le trajet du retour en BlaBlaCar avec un chauffeur ressemblant à Gerard Butler (mmmmmmmm) qui m’a laissée à une minute à pied de chez moi à Paris.

Décidément, ce weekend de quatre jours était PARFAIT.

Pour les photos de Nantes et de Pornic, cliquez ici.

Pour celles du Finistère, c’est par .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :