Cinq heures plus tard: Cheers from London

Cinq heures plus tard: Cheers from London

Londres. La ville où les histoires de toutes les meilleures comédies romantiques ont lieu: Bridget Jones’ Diary, I give it a year, Notting Hill, Love Actually, Pride and Prejudice… et sans oublier, le prince William et Kate Middleton! Ne me manque qu’un Darcy et un peu de neige pour un happy end digne de tous les films de filles qui me font faire de beaux rêves. 

 

Le happy end en bobettes dans la neige de Bridget Jones. Photo: Mystery Man on Film

Cet article devrait peut-être s’intituler « Quatre heures plus tard ». Voyez-vous, on vient de reculer l’heure alors qu’au Canada, cela ne se produira que la fin de semaine prochaine. Oui, je suis un peu mélangée depuis quelques jours à savoir si j’écris cinq ou quatre heures plus tard au boulot.

Il y a longtemps que j’ai rédigé un billet, ici. Je m’en excuse. Je croulais sous le travail, et j’ai pris un peu de temps pour une introspection (INFP que je suis).  J’ignore toujours où je vais et quand je pars, mais depuis que j’ai quitté Paris, je reprends un peu mes esprits et mon côté bohème-à-l’arrache revient au galop puissance 1000.

C’est con à dire, mais le fait de voir la face de la reine d’Angleterre sur les billets de banque me rassure. Ça me rappelle chez nous, qu’on aime ou pas Elizabeth II.

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N’en déplaise à certains puristes québécois, je trouve que l’on tient plus des Anglais que des Français. Ici, les gens sont vêtus de toutes sortes de styles: on peut autant croiser dans la rue des dandies distingués que des punk et des hippies. Les gens osent aller faire leurs courses en pyjama pour aller racheter du pain et du lait, peu importe leur statut social. J’aperçois des looks que je n’aurais jamais vus à Paris.

Même dans le quartier huppé de Notting Hill, dont la ville de Westmount et l’arrondissement d’Outremont se sont probablement inspirés au niveau de l’architecture, j’ai croisé des gens aux cheveux bleus vêtus de pantalons multicolores sortir de chez eux. Ici, même les gens bourgeois ressemblent à tout le monde… comme à Montréal! 🙂

La scène la plus touchante du film Notting Hill. Photo: Pinterest

 

La capitale semble posséder tous les côtés que j’affectionne de ma ville natale , mais sans les tempêtes de neige, en coûtant deux fois plus cher et avec un accent plus sexy. 

Dans les bars, les gens se parlent même s’ils ne se connaissent pas, qu’ils soient vêtus en complet-cravate ou en arborant des piercings au visage. Je me suis fait accoster par trois personnes random qui sont venues piquer une jasette, sans qu’il ne s’agisse de drague ou de tentative de deal de drogue. Leur accent british me charme. Je trouve les Anglais distingués sans être snobs, rien que par leur façon de s’exprimer. Ils sont également de loin plus spontanés que les Parisiens, et me permettent d’assumer mes folies en riant de bon coeur avec moi.

Ouais. Ça me tentait. Photo: Charlotte Martinet

Contrairement à la France, ici, les commerces sont ouverts le dimanche. Il est possible de se faire livrer de la bouffe de resto sans passer par un intermédiaire du genre Uber Eat ou Just Eat. Les clopes sont vendues dans des convenience store, pas dans des tabacs. Il est plus facile de s’acheter des cigarettes à Londres, même si les Anglais fument moins que les Français… J’ai pratiquement envie de venir m’installer ici pour enfin réussir tenter d’écraser une bonne fois pour toutes ( à neuf livres le paquet, c’est un pensez-y-bien).

L’humour ici est le même que chez nous: absurde, décalé, malaisant. Si je comprends tout de même les rudiments de l’ironie française, je ris beaucoup plus rapidement d’une blague british. Je retrouve plus facilement des repères ici, malgré la barrière de la langue. Les gens savent que je ne suis pas Anglaise. Ils se doutent du fait que je sois Nord-Américaine, mais ils se demandent, intrigués de quel endroit exactement…

Ici, tous les commerçants servent leurs clients avec le sourire en les appelant darling ou sweetie. Une proximité qui me rappelle les « Qu’est-ce que tu vas commander, ma chouette? », des dinners au Québec. Certains pourraient être choqués d’une telle familiarité. Moi, ça me fait chaud au coeur.

Londres regorge d’espaces verts où se baladent les écureuils. Je n’ai jamais compris pourquoi autant de Français traversaient 6000 kilomètres pour immigrer dans le froid canadien afin d’admirer ces bêtes… ils n’ont qu’à traverser la Manche pour un résultat similaire! La grosse différence d’avec chez moi réside en le fait qu’on voit des renards partout: dans les rues, dans les stationnements, dans les parcs… Un peu de nature en pleine capitale, j’aime ça!

L’architecture me rappelle également celle de Montréal. Les vieux bâtiments ressemblent à ceux que l’on retrouve dans le West Island. Les nouveaux condos sont quant à eux identiques à ceux qui sont construits sur le Plateau ou dans Hochelaga. Oui, les Québécois, on est bien plus Anglais que l’on ne le croit.

 

Il n’y a qu’une seule chose avec laquelle j’ai encore de la difficulté: la route! J’ai failli me faire frapper plusieurs fois par une voiture en regardant du mauvais côté en traversant, même si c’est écrit partout de quel côté vérifier… comme je suis tête en l’air, je traverse (encore) la rue n’importe comment comme à Paris ou à Montréal. Ici, les gens sont plus disciplinés que moi et attendent le feu vert pour avancer.

Un Brooklyn anglais

Mon amie Charlotte, qui vit au sud-est dans le quartier de Camberwell, m’a montré tout plein de petits bijoux d’endroits qui ne figurent pas dans les guides touristiques. Si votre budget est limité, je vous recommande assurément le sud-est de Londres, qui me fait penser à Brooklyn, à New York.

J’ai ainsi dégusté des crêpes vegan au Maloko, découvert une planque à hipsters dans Brixton où j’ai mangé une succulente pizza italienne dans une food court baba cool, bu des bières locales qui goûtent enfin la bière pour seulement deux livres au Kendish Drovers de Peckham… Toutes ces expériences gustatives réveillent mon côté artsy-hipster trop souvent refoulé à Paris.

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Même la musique dans les cafés me rappelle celle des commerces hippies que j’affectionne à Montréal. Et, cerise sur le sundae, mon latte a ici enfin une taille respectable!

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Il va sans dire: Londres est une véritable bouffée d’air frais pour mon moral (et pour ma peau parce qu’il fait frette en tabarnak).

Londres, tu me rappelles chez moi, mais en mieux! Sorry (not), Paris!

Cheers!

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