À l’amour comme à la Seine

À l’amour comme à la Seine

Paris. 3e arrondissement. Désespérément à la recherche d’une boutique Orange encore ouverte, pour enfin pouvoir me procurer une carte SIM française afin de ne pas faire exploser ma facture de téléphone, je me suis fait prendre par le temps morose qui sévit à Paris depuis mon arrivée. Quelques frisettes aléatoires plus tard sur ma tête, j’ai réussi à dénicher de quoi m’abriter à rabais dans une boutique de souvenirs un peu louche. À voir tous les gens qui se balladent, parapluie en main, j’en déduis que ce doit être un accessoire de mode dans la Ville Lumière.

Après quinze minutes à errer dans des rues dont je ne me rappelle plus le nom, fatiguée, affamée et trempée, j’ai finalement lâché mon premier « putain » parisien. Il était bien senti, pour une première fois. Ça fait du bien !

Mais le but de ce billet n’est pas de démontrer à quel point je m’intègre bien à la faune parisienne en râlant.

Ce weekend, j’ai eu un coup de cœur. Avec des potes, à la recherche d’un musée gratuit où il ne fallait pas attendre des heures avant de pouvoir y entrer, nous sommes passés devant (et sur) le Pont des Arts.

IMG_20150503_153012

Situé dans le 6e arrondissement, tout près du Louvre, ce pont est devenu un monument historique depuis 1975. Mais ce qui m’a marquée, c’est la multitude de cadenas attachés de parts et d’autres du pont.

La formule est simple. Deux amoureux écrivent à l’encre indélébile leurs noms, la date et parfois un court message sur les cadenas avant de les attacher au pont. How romantic ! Rien que pour ça, Paris mérite sa réputation de ville de l’amour.

Si la mairie du 6e arrondissement a entamé des mesures de contrôle des cadenas depuis 2013, notamment en posant des murets pour empêcher les gens d’alourdir le poids du pont, plusieurs continuent néanmoins à graver leurs initiales et à jeter la clé de leur cœur dans la Seine.

L’histoire ne dit pas la proportion de couples qui ont duré et ceux qui n’étaient qu’un feu de paille mais je suis jurée, en passant sur le pont, que si je rencontrais quelqu’un à Paris avec qui je vis une histoire d’amour d’un soir ou d’une vie, je l’emmènerais sur le Pont des Arts et nous y « enchaînerions » nos cœurs. L’idée est trop poétique pour ne pas la réaliser.

Cela mérite une chanson, vous ne trouvez pas ?

Une réaction au sujet de « À l’amour comme à la Seine »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :