Ballade au No Tourists’ Land

Ballade au No Tourists’ Land

Les brasseries sont à la Ville Lumière ce que sont les patateries à Montréal. On en trouve à tous les coins de rue de tous les quartiers. N’ayant pu sortir de Paris ce weekend, j’ai cru bon d’assouvir ma soif de découvertes et de liberté en me rendant dans le 13e arrondissement, où je n’avais encore jamais mis les pieds.

Boudé par les touristes et même par plusieurs Parisiens car situé au bout de la ville, ce coin regorge pourtant de charme. Avec ses petites rues privées (où j’ai pu me faufiler incognito de manière pas tout à fait legit), ses maisons alsaciennes et ses barraques avec un demi-étage au sous-sol, le 13e arrondissement, près de la station Place d’Italie sur la ligne 7, m’a donné l’impression d’être ailleurs qu’à Paris. C’est fou comme, en restant dans une même ville, on peut avoir accès à différents univers.

Une petite rue dans la Butte aux Cailles
Une petite rue dans la Butte aux Cailles

J’en ai profité pour me ballader sur la Butte aux Cailles, qu’on m’avait chaudement recommandé de visiter, pour finir par m’asseoir dans le parc Montsouris. Posée devant un lac, entourée de gens qui pique-niquaient sous le soleil, je me suis sentie pendant quelques secondes comme au parc Lafontaine. Mais la canicule parisienne, de loin plus supportable que celle de Montréal, m’avait creusé l’appétit, m’encourageant à aller tester une autre spécialité gastronomique locale.

Aperçu quelque part dans le 13e arrondissement. Le street art est omniprésent dans les rues de la Ville Lumière.
Aperçu quelque part dans le 13e arrondissement. Le street art est omniprésent dans les rues de la Ville Lumière.

Repérables à chaque coin de rue, les brasseries offrent à prix raisonnables (enfin, pour Paris) un éventail de spécialités françaises : confit ou magret de canard, bavette de bœuf, plats de charcuteries, etc. Si depuis mon arrivée, j’ai eu tout le loisir de me gaver de saucisson, de bon vin qui ne donne pas mal à la tête le lendemain, et de pain baguette, j’avais toutefois négligé certains plats.

J’ai donc testé le tartare de bœuf, qui ma foi, était excellent. Le tout accompagné d’un verre de rouge dont j’ai laissé le soin à mon guide de choisir. Même si cela fait un mois que je suis en France, ma capacité à discerner un bon cru de la piquette se limite à sentir si un vin est bouchonné ou pas et s’il me donne mal à la tête le lendemain après deux verres. En revanche, pour les bières, mon héritage québécois me permet de donner certains conseils éthyliques à des gens de la place.

Déjà, leur niveau de bière « de base » commence avec la 1664 ou la Heineken. Même si cette dernière sent le weed quand on débouche la bouteille, elle reste tout de même meilleure que certaines marques qui goûtent l’eau et qu’on trouve à Montréal. Ici, pas de Budweiser, de Molson Ex, de Labatt 50 ou de Pabst Blue Ribbon. Décidément, même en n’étant pas aussi connaisseurs que les Belges et les Québécois en matière de houblon, les Français ont tout de même du goût. Ce qui ne m’empêche pas de sérieusement envisager la possibilité de me rendre éventellement à Bruxelles goûter de nouvelles saveurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :